Une étude de sol est-elle nécessaire pour construire une piscine ?
Construire une piscine dans son jardin est un projet ambitieux qui requiert une préparation rigoureuse.
De la faisabilité initiale au choix de l’emplacement et du type de bassin, en passant par les démarches administratives auprès de la mairie, le terrassement, la construction, jusqu’à la mise en eau et les finitions, chaque étape doit être soigneusement planifiée.
Parmi tous ces aspects, l’étude de sol revêt une importance particulière. Fréquemment sollicités à ce sujet, nous vous proposons dans cet article de faire le point sur son utilité, son contenu et les raisons pour lesquelles elle peut s’avérer incontournable pour garantir la pérennité et la sécurité de votre future piscine.
En savoir plus sur l’étude de sol pour piscine
Faut-il obligatoirement réaliser une étude de sol pour la construction d’une piscine ?
Pour une piscine hors‑sol ou gonflable, l’étude de sol n’a pas lieu d’être. En revanche, pour toute piscine enterrée, maçonnée ou à coque, elle constitue une étape vivement conseillée, même si elle n’est pas strictement obligatoire en France.
L’étude de sol n’est effectivement pas obligatoire pour construire une piscine en France, mais elle reste vivement recommandée dans de nombreux cas. En analysant la nature du terrain, l’étude permet de déceler d’éventuels risques géotechniques (affaissement, infiltration d’eau ou glissements de terrain) et d’adapter la conception des fondations et de la structure afin d’assurer la stabilité et la durabilité du bassin.
Toutefois, dans certaines zones particulières (terrains reconnus instables, sols argileux sensibles ou secteurs classés inondables) les autorités locales ou les prescriptions du Plan Local d’Urbanisme (PLU) peuvent rendre cette étude obligatoire pour obtenir le permis de construire ou l’autorisation de travaux. Dans tous les cas, obligatoire ou non, pour une piscine creusée, réaliser une étude de sol est souvent indispensable afin de prévenir tout problème structurel à long terme.
Construction de piscine : quels risques éviter grâce à une étude de sol ?
Construire une piscine enterrée implique de prendre en compte les caractéristiques spécifiques du sol afin d’éviter de sérieux désordres à moyen ou long terme.
Une étude de sol, bien qu’elle représente un coût initial, vous permet d’identifier et de prévenir les principaux risques géotechniques : mouvements de terrain sur sols argileux, affaissements, glissements, instabilité des sols sableux, présence de nappes phréatiques ou encore risques d’inondation et de remontée d’eau.
On distingue 4 grandes catégories de sols et leurs impacts sur la construction d’une piscin :
- Les sols calcaires constituent le terrain idéal : très drainants, ils sèchent rapidement après la pluie et offrent une stabilité naturelle qui ne requiert aucune précaution particulière.
- Les sols sableux sont instables dès qu’ils sont en contact avec l’eau ; ils nécessitent donc le renforcement des fondations et l’installation d’un système de drainage pour empêcher tout déplacement de la piscine.
- Les sols argileux, sensibles aux variations hygrométriques et thermiques, gonflent lorsqu’ils retiennent l’humidité, ce qui peut déformer ou fissurer la structure de la piscine ; ils imposent la mise en place d’un drainage performant ainsi qu’un puits de décompression pour réguler l’humidité.
- Enfin, les sols remblayés, dont la composition est souvent inconnue et qui peuvent mettre plusieurs années à se stabiliser, rendent l’étude de sol indispensable pour déterminer les aménagements nécessaires et garantir un support fiable à votre piscine.
Comment se déroule une étude de sol pour la construction d’une piscine ?
Une étude de sol pour piscine comprend généralement 4 grandes étapes clés.
Tout d’abord, le géotechnicien réalise une reconnaissance du terrain avec des sondages manuels pour prélever des échantillons et identifier les différentes couches de sol.
Ensuite, des essais géotechniques in situ (pénétromètre dynamique, pressiomètre) mesurent la résistance et la portance du sol.
Les échantillons sont ensuite analysés en laboratoire (granulométrie, plasticité, test Proctor) afin de caractériser précisément leurs propriétés mécaniques et hydriques.
Enfin, un rapport géotechnique synthétise les résultats, évalue les risques et formule des recommandations techniques pour dimensionner les fondations et garantir la stabilité de la piscine.